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Sipourim VèShirim

Comptes rendus de lectures, visionnages et écoutes d'œuvres en hébreu moderne

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Sylvie Cohen

David Grossman — J’écoute avec mon corps (2005)

Outre les sorties françaises, je profite des fonds de la BULAC pour essayer de faire le tour des grands noms de la littérature israélienne. David Grossman m’apparaissait comme un passage obligatoire, j’ai donc cherché ce que je pouvais emprunter de lui à la BULAC en version originale et en traduction française. Je n’ai pas eu d’autre choix que ce recueil de deux nouvelles. Quatre romans de Grossman n’ont pas été enregistrés dans notre catalogue électronique et sont cachés au fonds des magasins. Jusqu’aux années 2000, la plupart des documents du fonds hébraïque issus de la BIULO et transmis à la BULAC n’ont pas été catalogués électroniquement, par manque de moyen. Seuls les documents jugés comme les plus importants ont été catalogués et placés en libre accès. C’est vraiment étonnant qu’un auteur majeur comme lui ait été oublié. En utilisant le vieux catalogue papier (dont la section hébraïque est très mal classée), il est possible de trouver les ouvrages. On peut les commander via le catalogue électronique de la BULAC, mais on ne peut malheureusement pas emporter ces livres chez soi. Voici donc la misère des hébraïsants qui explique mon choix pour ma première lecture de Grossman.

Un point qui m’a d’abord étonné, puis plu, c’est que chaque nouvelle est traduite par une personne différente : Rosie Pinhas-Delpuech que j’adore la plupart du temps, et Sylvie Cohen qui m’agace parfois un peu. J’allais pouvoir les comparer directement sur le même auteur !

J’ai abordé le livre en étant très sûr de moi. Hé ! je venais de terminer un Amos Oz, tout devait désormais être à ma portée. J’ai pleuré des larmes de sang. L’élégance du style d’Oz réside dans sa simplicité. Grossman, c’est autre chose.

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Amos Oz — Soudain dans la forêt profonde (2006)

Perdu sur un flanc de montagne se trouve un village loin de tout. Aucun des enfants de ce village n’a jamais vu un animal de ses yeux, ils sont tous partis dans la forêt une nuit, avant leur naissance. La raison du départ des animaux est taboue dans le village, rares sont les adultes qui en parlent, mais ils mettent bien en garde sur les dangers de la forêt et interdisent strictement d’y aller, surtout la nuit. Ceux qui l’ont fait sont devenus fous.

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Amos Oz — Judas (2016)

Mon compte rendu de ce superbe roman vient d’être publié sur le site Parutions : <http://parutions.com/index.php?pid=1&rid=1&srid=452&ida=18308>. Rendez-vous là-bas pour lire tout le bien que j’en pense ! Sur cette page je note quelques ressources supplémentaires autour du roman.

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Meir Shalev — Ma grand-mère russe et son aspirateur américain (2013)


Avant toute chose, ne lisez pas la présentation de l’éditeur ou le 4e de couverture si vous comptez lire ce livre en profitant de son suspens : on y explique pourquoi grand-mère Tonia n’a utilisé son aspirateur qu’une seule fois. Et ça, c’est un peu comme si on écrivait le nom de l’assassin dans la présentation d’un policier : ça gâche tout, ou presque. Bref, lisez-moi plutôt. Lire la suite

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